1 Utilisateur actuellement en ligne

Les années 1900

1901
Le 5 octobre, le conseil municipal déclare irrégulier le transfert de la perception à Etables sur Mer, estimant qu’il y a plus d’habitants à St-Quay (1.000 de plus, sans compter les 4.000 baigneurs). De plus, il n’y a que 2 foires à Etables et pas de marché, alors que celui de StQuay a lieu le samedi. D’où de nombreuses protestations des Quinocéens.

 

1902
Le 16 février, le conseil accepte le tracé du chemin de fer de St-Brieuc à Plouha, sauf en ce qui concerne l’emplacement de la gare du Portrieux, qui se situerait sur le territoire de la commune d’Etables sur Mer. Il est donc convenu de la placer sur le côté droit du chemin, et non du côté gauche comme prévu, pour qu’elle se situe dans St-Quay ! 

1903
Le 8 juin, M. Le Cornee, conseiller général et maire de Plourhan, soumet au conseil municipal un projet de création de voie ferrée entre St-Quay et Chatelaudren, selon le principe approuvé dès 1865 ! Le conseil l’approuve, mais le projet ne se réalisera jamais. 

1905
– la grande route St-Brieuc/Paimpol est détournée et reportée le long de la plage de St-Quay. _ construction du chemin de fer départemental et création de la ligne St-Brieuc/Paimpol à voie étroite. La commune disposera de 2 gares : l’une au Portrieux (actuels services techniques municipaux, rue Duguesclin) et l’autre à St-Quay (au dessus de l’actuelle rue de la Gare, avenue du Martouret). Le train fera en outre une halte supplémentaire à Kertugal. 

1910
Arrivée de la Fée Electricité. 

1912
Le 5 juin, le maire prend un arrêté à l’encontre de M. Baudrit pour l’obliger à enlever une plaque attachée à sa maison, marquée « avenue de la République ». 

1913
Le 18 avril, le gérant du « Petit Journal » propose de passer une réclame dans le journal en faveur de la commune. Le conseil municipal vote contre, à l’exception du maire et d’un conseiller également hôtelier. 

1914

– avant la guerre, une vingtaine de bateaux armait pour la pêche en Islande, qui périclitera, puis disparaîtra. Les marins, encore nombreux, allaient l’hiver à Terre Neuve et revenaient l’été pratiquer la pêche côtière. C’est l’épopée des Terre-Neuvas et des Islandais, au prix de nombreuses souffrances et noyades … 
_ la Grande Guerre éclate, entraînant le déclin rapide de l’ensemble des activités touristiques. Le 2 août, le conseil municipal prend des mesures concernant l’alimentation de la population et les récoltes, en raison du départ à l’armée de nombreux boulangers et agriculteurs. 

1920
– le 29 février, la Compagnie des Sapeurs-Pompiers est reformée sous la direction de M. Bruley (au nom prédestiné), hôtelier, encouragé par la municipalité Delpierre. Elle regroupe des hommes fraichement libérés de leurs obligations militaires après 4 ans de guerre, 16 volontaires actifs à l’exercice, au feu et « sensationnels all banquet de la Sainte-Barbe ». L’une des premières interventions a lieu en août au port. Alors que des estivants y séjournant étaient en excursion, le feu se déclara à l’hôtel Villégia, près du bâteau de sauvetage. Malgré l’intervention rapide et efficace des pompiers, tout fut détruit. L’eau manquant encore, on dut se servir d’eau de mer pour noyer les décombres. Quelques années après, un incendie détruisit les entrepôts de vins et de spiritueux de la maison Yon, rue Clemenceau. Le commandement sera assuré par les lieutenants Unac, Couvé, Le Bricquir, Miani, Pellan et Genermont. Le plus ancien pompier de la commune était Eugène Le Guillard, de Kertugal, né le 14 avril 1865. 
– Le monument aux morts est béni et inauguré le II novembre, au terme d’une collecte qui rapporta 7.687 francs, dont 1.000 offerts par la paroisse, pour un coût réel de 16.403,75 francs. Le bilan est lourd: 75 quinocéens ne revinrent pas des champs de bataille de l’Est. 
– Le tourisme connait un nouvel essor: de grandes villas sont construites entre le port et St-Quay, le chemin de ronde est progressivement restauré. 

1921
– le 5 mars, le conseil municipal accepte un canon allemand de calibre 77 comme trophée de guerre. Installé au chevet de l’église, il restera en place jusqu’en 1940 où, revers de l’histoire, les Allemands le confisqueront. 
– un décret du 15 avril publié au journal officiel du 17 avril, classe la commune Station Touristique. 
– le nom de SAINT-QUAY-PORTRIEUX est rendu officiel par décret du 28 décembre authentifiant le dénombrement. 
– transfert de la mairie de la Croix Claude au quai de la République (terrain acheté par M. Delpierre à M. Bocuze) et installation dans les locaux désaffectés de l’école professionnelle. Aménagement progressif du square des Sablons. 

1923
– construction de la poste et aménagement du jardin public (parc de la Duchesse Anne). 
– le Docteur Legendre amène à Pons (Charente maritime) des larves de moustiques « cutex pipiens »originaires de St-Quay, présentant la particularité de ne pas s’attaquer à l’homme, afin de les substituer aux larves de moustiques plus voraces. Le succès sera total ! Cette race se substituera à l’ancienne dès les années 1927/1928 (Revue mensuelle « les églises historiques de France – avril 1929 : « voici nos échos »). 

1924
Nouveau réseau d’adduction d’eau. 

1925
Début de la construction du Casino. 

1927
– le vieux perré du port est remplacé par un quai traité en promenades, avec bancs, balustrades, terre-pleins plantés et « une rangée de palmiers » ! 
– l’embouchure du ruisseau du Croque es Chats est comblée, et le square des Sablons montre l’aspect qu’il a aujourd’hui. Les abords des plages sont mis en valeur. 
– installation d’un nouveau réseau d’égouts. 

1929
Grands travaux communaux : construction d’une piscine d’eau de mer et achèvement du casino-centre de thalassothérapie (avant l’heure), nouveau réseau de distribution de gaz et extension du réseau électrique, restauration de la chapelle Ste-Anne et remplacement de sa fine aiguille d’ardoises par le banal clocher en ciment actuellement visible. 

1930
– classement de la commune en Station Climatique. 
– nombreuses constructions (hôtel Celtic … ), aménagement des abords des plages du Châtelet et de la Comtesse. 
– au port, on compte 33 navires à l’entrée pour plus de 5.000 tonnes de marchandises, essentiellement du charbon britannique (2.800 tonnes dont les 3/4 de Cardiff), de la chaux et du ciment (2.000 tonnes, surtout de Boulogne), mais aussi de la houille agglomérée ( 125 tonnes de St-Malo/St Servan). On compte alors 103 bateaux au port, pour un tonnage de 343 tonnes, embarquant 143 hommes d’équipage. 

1931
Construction du dispensaire; aménagement des plages de la Comtesse et du Châtelet. 

1932
Construction de la salle des fêtes, près de la poste. 

1933
– effondrement de la natalité: on est passé de 120/130 naissances par an à 40/60 seulement. 
– il y a 20 hôtels à St-Quay, mais aussi 20 pensions de famille, 2 dancings, 1 club de tennis, des installations de jeux/activités, 1 casino, 1 cinéma-théatre. 
– un projet urbanistique très important vise à transformer la ville en une véritable station balnéaire. Il ne sera jamais réalisé … 

1940
Les dernières bombardes du sémaphore prennent la direction des fonderies du Reich, de même que le canon-trophée hérité de la Grande Guerre. 

1943 
le 5 avril à 23 h 00, 19 jeunes quinocéens embarquent clandestinement à bord du cotre à moteur Viking afin de gagner l’Angleterre. Interceptés après 2 jours de mer par la Kriegsmarine près de Guernesey, ils furent envoyés en déportation en Allemagne en compagnie de 3 personnes qui les avaient aidés ou étaient membres de la société d’aide aux prisonniers. 16 d’entre eux ne revinrent pas des Camps de la Mort. Une stèle fut érigée pour commémorer cette tragédie et leur rendre hommage en 1954, sur le chemin de ronde face à l’île de la Comtesse. 

1944 
Exécution de l’adjudant-chef Cadot, le 2 août, par des Ukrainiens en retraite vers Paimpol, après qu’il eut saboté le système de mise à feu des explosifs destinés à détruire le quai du port …. 

1950 
– la Marine Nationale désarme le sémaphore. 
– le 1 er chalutier du port, le « Maria-René » appartenant à Pierre Magnan, est détruit par la tempête dans la grêve de St-Marc. 

1958 
Le sémaphore devient temporairement le bureau des Affaires Maritimes. Il retrouvera par la suite sa fonction de sentinelle des mers. 

1959 
Inhumation de Francis de Miomandre, né à Tours le 22 mai 1880, écrivain, Prix Goncourt (« Ecrits sur de l’eau », 1908), auteur de nombreux romans, mort à St-Brieuc le 1er août 1959. Il séjournait chaque année dans la commune. 

1970 
la commune hérite de 2 tableaux représentant l’empereur Napoléon III et l’impératrice Eugénie, provenant de la succession de M. Barat, photographe originaire de Bordeaux, propriétaire dans les années 1890 d’une villa sise rue de la Marne et baptisée « Les Abeilles » (emblème de napoléon 1er, d’origine mérovingienne). La villa et les tableaux échurent aux Pères Blancs d’Afrique. Ceux-ci vendirent la propriété en 1970., mais tous les meubles furent légués à la paroisse, et les deux portraits arrivèrent au presbytère. La paroisse en fit finalement don à la municipalité. Ces deux copies, faites par des étudiants des Beaux Arts sous le 2nd Empire, n’étaient que des portraits officiels identiques à ceux. placés dans toutes les préfectures et mairies, faute de photographes à l’époque. La famille impériale n’est pour sa part jamais venue à St-Quay, s’arrêtant à St-Brieuc. 
– le port s’avérant trop petit, le conseil municipal décide la construction d’un môle de 215 m de long, d’un quai de 85 m, de terre-pleins à l’ouest et au sud, de cales (ancien port, actuel quai Robert Richet). La halle à marée (ancienne criée) ne sera construite qu’en 1983 par la CCI, et un parking sera aménagé, qui accueille de nos jours le marché du lundi. Les travaux ont lieu en 1970/1971. 

1971 
La commune fait restaurer le moulin Saint-Michel. 

1975 
la ville fait l’acquisition de l’île de la Comtesse. 

1978 
Par arrêté préfectoral du 27 février, le terre plein du Port Es Leu, construit sur le domaine public en annexe au port du Portrieux et en litige entre les communes d’Etables sur Mer et de St-Quay-Portrieux, est considéré comme faisant partie de cette dernière, ainsi que toute l’aire constituant le port. Cet arrêté fut confirmé par arrêt du Conseil d’Etat en date du 20 février 1981. 

1979 
Après de multiples péripéties, la Marine Nationale reprend possession, le 1 er octobre, du sémaphore et, compte tenu de sa vétusté et de l’importance de la navigation, décide d’en construire un nouveau, de catégorie 1. L’ancien bâtiment est modernisé et rendu plus fonctionnel, avec une tour de veille qui domine la mer d’environ 100 m. L’inauguration a lieu le 13 janvier 1986. Après 130 ans de bons et loyaux services, le grand mât auquel on hissait les couleurs et les cônes annonçant les tempêtes et grands vents, a été supprimé en décembre 1985, dans l’attente d’une autre affectation. 

1987 
la nuit du 15 au 16 octobre se déchaîne un ouragan. La plupart des grands arbres de la commune sont détruits, quelques toitures sont emportées … 

1988 
En septembre commencent les travaux de construction du nouveau port. 

1990
le 12 juillet est inauguré le nouveau port. 

1996 
Le 20 février, une tempête se déchaîne, conjuguée à une forte marée haute (coefficient 103). 
De nombreux ouvrages sont détruits : la tourelle de la Hergue, la balise des grandes moulières, les cales des plages du casino et de la Comtesse. Le quai de l’île Harbour présente quelques brèches. Le sable des plages a été emporté sur une hauteur de plus d’un mètre …

Laisser un commentaire