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Les années 1800

1800
Des bâtiments de ferme commencent à être construits au milieu des ruines du château de la Ville Mario, très endommagé durant les évènements révolutionnaires. 1804
Le gouvernement accorde une subvention de 6.000 francs pour la construction de la jetée. 

1806
– Début des travaux de la jetée (pose de gros blocs), estimés à 215.000 francs. Ils s’arrêteront, faute de fonds disponibles. 
– Destruction des chapelles Saint-Roch et Saint-Michel, pourtant très anciennes. Le dimanche le plus proche du 29 septembre, on se rendait dans cette dernière en procession pour un pardon. Ensuite, les locataires rendaient visite à leurs propriétaires, pour payer leur bail. Les pierres furent réutilisées pour la construction du mur du cimetière. 

1817
– Il est prévu de reprendre les travaux du port. 
– on dénombre 1.500 chevaux à la foire aux chevaux de St-Quay. 

1820
– reprise effective des travaux du port. 
– En ouvrant une carrière du côté du sémaphore, on découvre un pignard en bronze coincé entre des pierres sèches, ainsi qu’une pince épilatoire et une hache en pierre polie datant de l’antiquité. 
– du fait de son importance, on transfère la foire aux chevaux de St-Quay au Portrieux, où elle aura lieu sur la grêve, à marée basse. 

1821
Une jeune fille du pays, Marie-Thérèse Auffray, fonde. la communauté des Filles des Saints Coeurs de Jésus et Marie. Le 18 juin, l’évèque de St~Brieuc autorise l’établissement à St-Quay des soeurs de St-Louis de Gonzague, pour l’instruction des jeunes filles. 

1822
Construction du premier moulin St-Michel pour pallier à l’insuffisance du débit des rivières locales, en lieu et place de la chapelle détruite en 1806. 

1824
– la commune compte à peu près 2.000 âmes, dont plus de 600 marins. Les « salaires de Terre Neuve » répandent de l’aisance dans les familles économes. Il n’empêche: « une bonne partie de la population est réduite à la mendicité pour survivre ». 
– le 15 mars, le conseil municipal interdit les toits de chaume, à cause des feux nombreux ayant éclaté au port et en d’autres endroits de la commune. Il impose leur remplacement par des toits en ardoise. 
– fin des travaux de la jetée (un môle et un mur de quai adjacent), en juin. Pourtant, dès cette époque, le port s’ensable, alors même que le mouvement maritime est florissant. La population mettra tout en oeuvre pour obtenir le prolongement de la jetée, mais ne sera écoutée qu’en 1876. Dès le mois de novembre, l’ouvrage est gravement endommagé par la tempête. De nombreuses autres suivront. .. 

1826
Le 26 mars, une tempête terrible cause des dégâts considérables au port. 

1827
Par ordonnance royale du 17 janvier, les soeurs maîtresses d’école établies à St-Quay (ou Dames des Saints Coeurs de Jésus et de Marie) reçoivent l’autorisation officielle (Arch. Dép. V -4242). Elles y tenaient déjà une pension pour les « baigneurs ». Dans cette pension, Mgr David apparut le jour de son enterrement, le 1 er août 1882, à une Anglaise logée dans la chambre qu’il avait occupée. 

1828
Construction de la chapelle Notre-Dame de la Garde, patronne des marins, à Kertugal. Le bâtiment est en forme de rotonde, d’un diamètre de 12,90 m. Les marins viendront pieds nus s’y acquitter de leurs voeux au retour de la grande pêche. La chapelle abrite des statues venant de l’ancienne chapelle St-Roch, détruite en 1806, ainsi qu’un ex-voto représentant le naufrage du navire « La Perle » en 1836. 

1831
– le 18 mars, le maire est avisé par le préfet qu’il faut détruire les fleurs de lys gravées sur les croix, les monuments publics et à l’intérieur de l’église. 
– le 25 avril, le maire informe le préfet qu’il a formé la 1 ère Compagnie de la Garde Nationale de la commune. Tous les citoyens en faisaient partie, et tous prêtèrent serment au cri de « Vive Louis-Philippe 1er » comme l’exigeait la loi … Ce qui n’empêcha pas la préfecture de refuser de leur donner des armes, car elle les considérait encore comme étant des chouans. Le maire protesta le 11 juin contre cette attitude, puis démissionna finalement le 25 juillet : « il emportait avec lui l’estime de ses administrés ». 

1838
Les derniers canons des batteries de Louis XV sont enlevés, après le déclassement du Portrieux comme place forte. Les 2 bombardes du sémaphore resteront en place jusqu’en 1940, date à laquelle elles seront confisquées par les Allemands. 

1840
Le bourg de St-Quay compte environ 40 maisons et une église bien entretenue que l’on vient d’accroître de moitié. Le cimetière qui l’entoure s’étend sur 97 a 50 ca. La place d’armes a disparu. 

1841
La communauté des soeurs accueille en juillet, afin de s’assurer des moyens d’existence supplémentaires (l’enseignement congrégationnel étant fort combattu à l’époque) et malgré de fortes réticences, les premiers touristes, en l’occurence deux dames de Guingamp à qui leur docteur avait ordonné des bains de mer. Aucune maison du bourg ne pouvait en effet les accueillir. Avec l’autorisation de l’évèque de St-Brieuc, Mgr Le Mée, ces personnes revinrent l’année suivante avec des personnes de leur connaissance. C’est ainsi que naquit la station balnéaire, lorsque des particuliers se mirent eux aussi à héberger les visiteurs. Certains d’entre eux iront loger au Portrieux, « où l’on pouvait mener plus joyeuse vie ». 

1844
– la revue France Industrie signale encore les activités du moulin à vent des Fontaines (sis sur la parcelle A 786, devant la baie de St-Marc). Le dernier meunier, un certain Père Vincent, y jouait souvent de la vielle à ses moments perdus dit-on, « comme le grand-père de Jean-Sébastien Bach ». 
– les recettes de la commune s’élèvent à 287 francs et les dépenses à 451,21 francs, dont 40 francs pour le loyer de la mairie et 24 pour l’entretien de l’horloge. Il fallut avoir recours à une imposition exceptionnelle de 5 centimes pour couvrir le déficit, plus 25 francs pour une tète publique et des dépenses imprévues. 

1849
– la moitié du quartier du Portrieux est rattachée à la commune après avoir été détachée du territoire de la commune d’Etables sur Mer (loi du 24 octobre). 
– le 20 novembre, une épidémie de choléra morbus asiatique se déclenche … 

1850
Les 3 premiers mois, l’épidémie a déjà fait 50 morts. Elle causera en tout 115 décès, surtout aux Banches (port), où elle s’était déclenchée, et à la Ville au jard. 

1851
Le canton d’Etables sur Mer obtient une brigade de gendarmerie. Auparavant, il dépendait de la brigade de Lanvollon. 

1852
Le secteur des Carlagots est rattaché à la commune d’Etables sur Mer après avoir été détaché du territoire de la commune de St-Quay (loi du 9 juillet). 

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