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Le combat de la Ville Mario : 1795

La ferme de la Ville-Mario est à 2 Km de SAINT QUAY, c’était autrefois le château de Ruello, fortifié, avec douves, pont-levis, et autres ouvrages de défense dont il ne reste que des vestiges. C’est là que sc livra le 4 Mars 1795, entre les Chouans et les soldats de la Convention un combat meurtrier. La Convention ayant, comme l’on sait, décrété la démolition sans délais de tous les chateaux forts, tours, murs garnis de créneaux, de meurtrières et canardières, des mesures furent ordonnées à Saint-Brieuc pour renverser les fortifications de la Ville-Mario. 

Les nobles du pays appelèrent aussitôt à la rescousse les paysans des environs. 

Un grand nombre de Chouans armés se rassemblèrent dans le château et se concertèrent pour aller aider au débarquement d’un important envoi de munitions, d’armes et d’émigrés, qui devait s’opérer dans la Baie de de Palus, dépendant de PLOUHA. 

Ayant été avisé de ce projet, le commandant des troupes républicaines, cantonnées au Portrieux, fit une reconnaissance, perdit quelques hommes et battit en retraite. 

Les Chouans au nombre de 200, sC rendirent alors au Palus, mois les navires annoncés n’étant pas en vue, ils décidèrent, pour prévenir un retour des Républicains, de sc porter, le lendemain, sur le Portel eux, pour enlever les poudres et les canons qui s’y trouvaient. Mais le capitaine des Bleus n’était pas resté inactif : il avait dépêché un courrier à SAINT BRIEUC et, dans la nuit du 15 au 16, 200 soldats arrivèrent dans les environs de la Ville-Mario, où le capitaine vint les rejoindre avec une centaine d’hommes. Tous s’embusquèrent dans les champs où donnait la principale entrée du château attendant l’ouverture des portes.

A la pointe du jour, la porte du sud s’ouvrit et les royalistes sortirent en ordre dans la cour, précédés de ceux d’entre eux les mieux armés. Venaient ensuite les sabotiers, armés seulement de bâtons. La marche était close par quelques chouans armés de toutes pièces. Les Républicains laissèrent passer la tête de la colonne ; puis quand la masse inerte des paysants sans arme fut engagée dans le chemin, le feu commença. A ce bruit, la tête de la collonne fit volte-face au château de Huello et elle s’ avança hardiment vers le champ de la Fontaine et le Clos des Veaux. Alors s’engagea le combat ; mais le désordre s’étant mis parmi les paysans, ils jetèrent là, sacs, cabots et bâtons et s’enfuirent. Le reste fut, par suite, obligé de se débander également. 


F.H. 1978

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